[wpfmb type="warning"] IMPORTANT Je tiens à rappeler que ces chiffres ne sont que des constats, d’une situation existante. Cet article ne permet pas de tirer quelconque conclusion. Mon but n’est pas la critique ou la polémique, je n’effleure qu’un problème géographique sans prendre ne compte tous les autres paramètres qui président à la mise en place d’une caserne : terrains disponibles, équipements, nombre de pompiers, de véhicules, d’hélicoptères, groupes spéciaux, sauvetage en mer… Et autres éléments que je maîtrise pas.
Cet exercice est donc purement didactique et ne DOIT pas être utilisé dans la vraie vie. Les instances et les services SIG du SDIS font cela très bien. [/wpfmb]
Depuis le 15 mars 2011, suite à la mise en place du système de gestion des alertes “start”, des modifications concernant les secteurs d’interventions des 64 centres de secours du Finistère, ont été apportées. En effet, si auparavant, les sapeurs pompiers intervenaient sur des communes bien définies, depuis la refonte de la gestion des alertes, le logiciel “start” se charge de rechercher, en fonction des kilomètres et du personnel disponible, le centre de secours le plus proche du lieu de l’intervention. Si toutefois, les sapeurs pompiers du centre de secours le plus proche du lieu de l’intervention, ne sont pas disponibles, ou s’ils sont en sous effectif, le système d’alerte renforce le dispositif de départ par l’engagement de sapeurs pompiers d’autres centres de secours. (source SDACR 2016)En raisonnant géomarketing, on peut se demander quelle est la zone d’influence des casernes. Ou quelle est la caserne qu’il est le plus raisonnable de faire intervenir ? Pour cela, il existe Voronoi, c’est à dire polygone d’influence (faire lien). L’image suivante couple les diagrammes de Voronoï et les zones « de répartition (allocation in english)» sur le réseau routier (en couleurs dans l'image). Nous allons voir comment tracer ces diagrammes.
La répartition de réseau (c’est-à-dire les réseaux influencés par le point désigné) ne présente pas d’intérêt dans ce cas. Cela se trace avec V. NET. ALLOC qui fonctionne quasiment comme V. NET. ISO vu en 1ere partie, ensuite il suffit de colorer. Je ne vais pas revenir dessus car nous avons besoin de surface et pas de lignes pour la suite.
Mais la « surface minimale d’intervention » ne fait pas tout, d’instinct, on peut se dire qu’il est normal qu’une grande ville possède 3 casernes alors qu’une seule suffit en pleine campagne. Et c’est sûrement vrai, Il y a forcément une relation avec la population. Nous verrons donc cela
Pour tracer les polygones de Voronoï, dans le menu VECTEUR de QGIS
Ne pas hésiter à mettre un tampon à 10 ou 15 pour bien dépasser des limites du département autour des centres de secours.
Résultat
Mais partant du principe que personne n’habite sur la mer, on réduit la surface en faisant une intersection entre les zones de Voronoï et le tracé du département obtenu facilement par ADMIN EXPRESS de l’IGN par exemple.
à télécharger sur : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2520034
Seulement les couches de carreaux ne contiennent aucune donnée, juste des identifiants. Il faut donc créer une jointure :
1- charger le car_m.dbf
2- dans la couche 'car_m_29' (pour moi), propriétés – JOINTURE et le (+) vert
♦ Ind_c : Nombre d’individus résidant dans le carreau ♦
jointure
Perso, je préfère sauvegarder la couche (car_m_29j, pour jointure) pour éviter d’avoir à refaire la manip à chaque fois.
Maintenant nous pouvons affecter un nombre de foyer fiscaux à chaque zone des casernes.
Dans le menu : VECTEUR – Outils de géométrie – Centroïdes de polygones
Ensuite dans le menu : VECTEUR – Outils de gestion des données – Joindre les attributs par localisation.
Attention à la sélection des couches, on intersecte et surtout on oublie pas de : prendre un résumé des attributs, et dans la ligne dessous indiqué sum (pour faire la somme des attributs des carreaux, les autres options ne nous intéressent pas aujourd’hui). On aura alors des colonnes indiquées sum_car_ind_c qui sera la somme des foyers.
Je vous montre rapidement ce que donnent les chiffres.
Donc on connaît les surface minimale d’intervention (mathématique, pas forcément réelle, j’insiste), et la population dans ces surfaces. On peut calculer pour s'amuser avec la calculatrice de champs.
[wpfmb] Je profite de cet article pour présenter mon profond respect et mon admiration aux sapeur-pompiers. Nous sommes au-delà des motivations de service public. Tout est dans leurs devises : ‘sauver ou périr’ ou ‘courage et dévouement’, symbole d’éthique, d’abnégation, d’une autre valeur morale qui caractérise à elle seule l’Humanité. Merci à eux.[/wpfmb]