Récemment j'étais invité chez des amis qui sont des adeptes de la cuisine épicée et notamment des piments.
A cette occasion, j'ai entendu parler des piments les plus hots du monde tels le Trinidad Moruga Scorpion, le Piment Naga Viper, le Nagas Bhut Jolokia, ou encore le Piment Habanero (ou piment Antillais).
Bien entendu, il y a eu dégustation de quelques piments bien costauds et, franchement, ça arrache la gueule ! Certains d'entre nous en pleuraient presque, c'est dire l'intensité de la piqûre de cet aliment.
Mais précisément, d'où vient cette impression de forte brûlure ?
Cela est dû à un composant spécifique connu sous le nom de capsaïcine. Cet alcaloïde se niche dans le placenta des fruits (car oui, le piment est un fruit).
Une fois que vous croquez dans le piment fort, la capsaïcine va activer les récepteurs qui réagissent à la chaleur et qui sont situés sur la muqueuse buccale. D'où cette sensation de brûlure car, en temps normal (donc hors ingestion de piment), ces récepteurs ne se déclenchent que si la température est supérieure à 44 °C. Notre cerveau interprète ce signal comme étant une brûlure !
Certes consommer des piments forts donne du goût à la cuisine mais cela peut avoir des effets néfastes comme des reflux gastro-œsophagien (pas très agréables), faire apparaître ou aggraver des hémorroïdes ou, pire, déclencher un cancer de l'estomac.
Il apparaît donc assez raisonnable de limiter la consommation de piments forts.
De façon assez étonnante et, inattendue pour moi, j'ai appris qu'il existait une échelle (non, pas celle de Richter) pour classer les piments du doux au très fort selon la sensation perçue. Bien entendu cela est assez subjectif.
Pour la petite histoire, sachez que cette mesure constitue l'échelle de Scoville créée en 1912 par le pharmacologue Wilbur Scoville.