Souvent, lorsque j'évoque les cryptos avec mes amis, la même question me revient systématiquement : "Les cryptos c'est peut-être bien mais... ce n'est pas de la monnaie !"
Pour tenter de répondre à cette question il faut d'abord expliciter ce qu'est une monnaie.
Il est coutume d'admettre qu'elle doit remplir trois fonctions ce qu'Aristote avait déjà compris il y a plus de 2000 ans.
Ces trois fonctions sont :
Pour les monnaies-fiat - décrétées par l’État - (l'euro, le dollar, le yen,...), ce sont les banques centrales qui assurent le rôle essentiel d'autorité garante de la confiance accordée à la monnaie qui, de ce fait, est acceptée par tous les agents économiques.
Peut-on considérer les cryptos comme des monnaies ?
Pour répondre de façon dépassionnée à cette question il faut analyser si le bitcoin (qui sert de référence aux cryptos et représente 54% - au 29/11/2018 - du total de la capitalisation des cryptos) répond aux 3 fonctions de la monnaie.
Par ailleurs, selon l’article L111-1 du code monétaire et financier, la monnaie de la France est l’Euro puisque cette dernière est la seule, depuis le 28/02/2002 à avoir le cours légal en Europe (cela signifie que personne ne peut refuser de la recevoir en paiement d'une dette libellée dans la même unité monétaire, et cela à sa valeur nominale).
Pour toutes ces raisons, et probablement d'autres, la Banque de France refuse donc l’appellation de crypto-monnaies et préfère le terme de crypto-actifs, et je pense qu'elle a raison pour le moment (car les choses ne sont jamais immuables !).
Crypto-monnaies ou crypto-actifs, seul l’intérêt des agents économique en fera le flop ou le top de demain !
Pour en savoir plus :