A chaque révolution son lot de changement fondamental de notre façon de vivre et de travailler. Après les révolutions agricole, industrielle et cybernétique, l'ère de l'autonomie par la robotisation façonnera le tissu de notre société.
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La machine est bien en train de remplacer les tâches quotidiennes de l'Homme, des plus simples au plus complexes. Impliquant suivant les prévisions jusqu'à près d'un tiers d'employabilité "humaine" au cours de la prochaine décennie.
Différentes études restent néanmoins nuancés concernant ces destructions d'emploi (source rapport "Automatisation, numérisation et emploi" du Conseil d'orientation pour l'emploi), en expliquant que l’automatisation va remplacer des salariés dans un certain nombre de secteurs, mais que de nombreux métiers seront épargnés.
Quels métiers seraient les plus touchés suivant ce rapport ?
Au total, le rapport confirme une menace réelle pour 1,89 millions de salariés. Le rapport tempère en admettant que même si des emplois seront détruit, d'autres seront certainement profondément transformé et de nouveaux apparaîtront...
L'idée première étant de traduire l'apparition des robots dans un secteur comme une création d'emplois qualifiés en recyclant les anciens métiers pénibles en valorisant par ailleurs le niveau de rémunération.
Observation de terrain
Une autre étude conduite conjointement par deux chercheurs du MIT et de l'université de Boston est pus alarmiste que les projections précédentes (source étude "Robots and Jobs: Evidence from US Labor Markets"). En effet, les chercheurs affirment un effet fortement négatif de la robotisation sur l'emploi et les salaires.
Une observation de l'emploi industriel conduite aux Etats-Unis entre 1990 et 2007 montre que la création d'emplois liés à la robotisation n'arrive pas à compenser la perte des postes d'ouvriers. Et ce, même si les robots créent des postes ( maintenance, opération, gestion...).
Plus inquiétant d'après eux, l'apparition de robots sur la zone étudiée aurait participé à une baisse des salaires généralisés en appauvrissant la région.
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Ambition
Un rapport de la commission européenne (source) précaunise l'adoption d'une "taxe robot" sur le principe qu'un travailleur humain produit, une richesse de 50 000 € dans une usine, ce revenu est taxé. Si une machine fait la même chose, on pourrait penser que l'on impose le robot à un niveau similaire.
A ce sujet, Andrew McAfee, directeur de l'Initiative pour l'Économie Numérique du MIT, dit très justement taxer les robots ? Faisons plutôt des impôts plus difficiles à contourner !
Au lieu de commencer par « oh mon Dieu les robots vont me prendre mon travail », commençons par regarder le monde que la technologie nous a permis de créer : il est fantastique mais vient avec son lot de problèmes. À nous de les résoudre. (source de l'interview de A. McAfee)
A suivre...
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