<<Elle est moi et je suis elle; logée dans un coin de ma tête elle vit en moi n'existe que par mon humanité. Chaque fois qu'elle fait une apparition cela nous affaiblit, une apparition qui me donne mal au crâne. Elle est ma conscience me dit-elle mais c'est un mensonge elle représente le pire, le mauvais, le mal, les vices mes tourments et mes crimes. Elle se nourrit de mes idées noires et me dévore de l'intérieur, elle me ronge du fond de mes entrailles.
Dés que je suis seule elle s'assoit à côté de moi me parle tout bas me murmure à l'oreille les atrocité qu'elle désire. Souvent on s'engueule en se hurlant dessus mais on se détruit, si l'on se frappe, se blesse les coups nous sont rendus par l'effet de miroir qui nous relis. Les bleus sur sa peau, sa joue et ses jambes, j'ai les mêmes. J'ai tenté de me mordre à en faire couler le sang tout le long de mon corps pour la faire partir; j'ai enfoncé mes dents dans la chair de ma paume, la voyait se plier de douleur face à moi, l'odeur me répugnait, la vue ma main en charpie me donnaient la nausée m’écœurait j'en aurais vomis ma haine; j'ai essayé mais ce ne l'a pas arrêtée. Elle est déterminée à prendre ma place si bien qu'aucun supplice ne l'éloigne.
Je ne veux plus la voir, ça me bouffe. Il n'y a que moi qui est capable de la regarder, invisible pour les autres. C'est moi qui l'ai créée dans le but d'avoir une présence en permanence à mes côté mais à présent je veux la détruire. Je regrette ce choix qui n'a finalement entraîné que des combats.
Merry, je l'ai appelée comme ça,. En réalité je ne suis jamais seule, sans répit elle stagne dans mon corps. Dans la glace je vois nos deux reflets, comme deux entités à jamais collées. On sait casser des vitres, briser des fenêtres à la force de nos poings. Je suis complètement paranoïaque, la sensation d'être traquée me fatigue j'en ai perdu les sommeil entre insomnies et médicaments j'ai perdu mes nuits.
C'est une détraquée une putain de psychopathe alors je vous demande de la prendre; enfermez la et éloignez la de moi! Ecoutez moi! Je ne suis pas folle elle existe puisque je vous le dit, tous les soirs dans ma chambre, assise sur la chaise grise face à mon bureau elle me regarde. En cours, je la vois dans le coin droit de la pièce, quand je marche dans la ville elle se tient à ma gauche, partout où je vais elle est avec moi et me suis à tout endroit pour commenter tout mes faits et gestes, elle voudrait agir pour moi et contrôler chacun de mes membres. Je crains le pire elle a de plus en plus de pouvoir et d'emprise elle arrive à me mettre des idées dans la tête. Elle est mauvaise, méchante, et névrosée. Cette fille est irresponsable, c'est elle qui m'a forcée à faire ça, croyez moi je ne voulais pas. Mais comprenez! Arrêtez de me regarder comme ça, c'est insensé votre méfiance lui donne en puissance. A perdre mon énergie à me débattre contre vous elle est entrain de se former.
La haine, la colère la rancune, sont ses aliments préférés. Notre imagination source de vie. Je sens la tension monter et la rage m'envahir comme si j'allais imploser ou exploser j'ai envie de hurler à en percer des tympans. A en arracher mes cordes vocales et à m'en bousiller la voix:
-Quoi?! Non! Ne faîtes surtout pas ça, ne m'enfermez pas avec elle, elle va me tuer! Relâchez moi, vous ne pouvez pas me faire ça! Ces chaines sont horribles, regardez elle est là bas, mais enfin elle rigole vous ne l'entendez pas? Elle va me suivre ne faîte pas ça, détachez moi! Je sens les liens se serrer sur mes poignets, les frottements me brûler et cette tenue m’oppresse!
Cessez de me dire que se sont des hallucinations; c'est moi je le sais. J'essaie de vous l'expliquer qu'on ne forme qu'une, elle va prendre le contrôle vous verrez, quand elle aura le dessus, elle est moi serons les maîtres! Vous ne pourrez plus rien y faire, on a plus de forces que tous les fous de cette terre réunis elle et moi, nous serons prêtes pour le combat, vous verrez ce sera grandiose! Fascinant; vous plierez à genoux face à notre grandeur.
Après avoir été ligotée à mon lit.
« -Merry, j'ai mal! Sauve moi, maintenant que nous retenues ici, qu'allons nous faire?
-Regarde moi, tes yeux saignent ça commence. Je t'ai promis que si tu échouais je te vengerais, crois moi même toi tu n'as pas idée de ma démence. Tout ce que tu as toujours enfouis en toi, moi je l'ai récupéré, crois moi cette souffrance te vengera. Ils seront décimés un à un face à notre pouvoir.
-Comment as tu fait, toutes ces années, pourquoi je ne te voyais pas?
-J'ai toujours été là, je suis restée coincée dans ton ombre, mais tu sais tout a changé. Un jour tu as commencé à devenir triste, tu te souviens? Tout le monde t'avais abandonnée tu n'étais qu'une enfant, alors tu m'as imaginé, puis rejetée! On t'a dit que je n'existait pas alors tu m'as lâché! Mais tu vois.Je suis restée tout ce temps vois en la preuve que je serais toujours là.
-Nous somme l'enfer?
-Oui nous sommes l'incarnation des démons de la torture, remontées des limbes, moi je suis la douleur du martyre, ta rancœur, alors laisse moi entrer en toi et tu verras, on sera forte! Puissante! Indétrônable!»
Après avoir été isolées des mois entiers dans cette putride cellule, confinées comme des rats. Merry a réussit, elle me possède maintenant. Nous ne somme à présent plus qu'une tout en restant deux pour l'éternité. D'un déchaînement commun, nous explosons les barreaux, balayons tout humanité de cet hôpital. La ville, le monde semble nous appartenir! Des pouvoirs immenses nous sont proférés, et toutes les créatures des abîme sont à nos pieds. Notre armée de guerriers est partie conquérir chaque maison, ils sont les plus grands assassins de tous les temps. Tuons sans pitié toute vie ayant le malheur de croiser notre passage. Les cadavres emplissent les rues, les cimetières se réveillent se vengeant des vivants. Merry contrôle le vent, le soleil, la lune, la nuit, elle a maintenant acquis possession du monde, d'une taille démesurée; est maintenant capable de traverser les océans en une dizaine de pas. Je perd le contrôle et Merry est instable, elle détruit notre planète. L'horreur et la peur des humains, l'ont renforcée, maintenant Titanesque. Elle nous tue à petit feu toutes les deux, mon corps manquant de force mon humanité est incompatible avec sa démence, des sueurs froide nous emparent, et de nos oreilles du sang se mit à couler. D'un dernier regard, et d'un dernier souffle, elle brise l'univers le réduit en poussière, et nous tombons dans l'oubli. Morte assoiffées de vengeance nous avons perdu le contrôle, c'est comme ça que je suis morte. »
-Je ne suis pas une meurtrière inspecteur, il s'agit de mon propre corps que vous voyez étendu là dans le caniveau.