Les jours, les mois,
Je ne sais plus vraiment comment je vis
Dans tous ces instants où je suis loin de toi
J’ai bien trop souvent froid,
Et si je fais appel à ma mémoire
Ce n’est pas pour me raconter d’étranges histoires
Mais pour m’imprégner une fois encore
De la douceur de son corps
De la tendresse de ses mots
De la délicatesse de ses lèvres
Qui me font invariablement voguer sur le flot
Redoutant que le jour se lève,
Emportant avec lui, tous mes plus beaux rêves
Me laissant démunie, face aux jours, aux mois,
Espérant une nouvelle trêve
Dans mon univers devenu si froid.