Sieste et dessin.
Vraiment, cela fait du bien.
Je peux profiter de l'espace commun pour dessiner sur une des tables, cela en prenant tranquillement un café.
(la pilule bleu ou la rouge ?)
Enfin, tranquillement, cela dépend.
Il en faut toujours un pour venir tenter de taper la discute.
Ca ne me dérange pas si je ne suis pas occupé.
Lorsque c'est le cas, par contre, j'aime bien qu'on me demande si cela ne me dérange pas.
Et en l'occurrence, lorsque je suis pleinement concentré sur un dessin, avec un café à boire à côté, je suis là dans une phase où je désire être dans ma bulle.
Répondre par mono syllabe devrait être un "avertissement" suffisant, mais parfois cela ne suffit pas.
Et lorsque je prend la peine de dire que j'aimerais pourvoir terminer mon café et mon dessin tranquille, et que la personne continue à vouloir dialoguer, là ma patience s'épuise.
C'est le côte négatif des lieux commun, le respect des libertés individuelles y devient presque un combat.
C'est là un problème universel : La disponibilité.
Un individu n'a pas à considérer votre disponibilité comme acquise.
Et certainement pas sur le fait que vous êtes dans la même pièce que lui.
Il m'est arrivé plus d'une fois de voir une simple tentative d'échange se transformer en dispute juste parce que je me permettais de rappeler à l'individu que j'étais occupé donc pas disponible dans la minute.
Parce que en réflexion sur un texte ou un projet par exemple. (et qu'importe les raisons)
Cela arrive encore plus avec des proches que des inconnus.
Mais hé ho, je ne suis pas disponible quand vous le souhaitez.
C'est à moi de décider de ma disponibilité !
Et elle n'est pas négociable.
Sinon, je suis content de mon petit séjour repos.
Il pleut.
Et il pleuvra encore les jours suivants.
Je reprend néanmoins la route demain.
Il s'agit de ne pas rester dans la matrice. :)