Pour rappel, la blockchain « Ethereum » a été créé en 2013 suite au Bitcoin, mais celle-ci n’a pas pour but de le concurrencer, mais permet plutôt d’apporter une utilisation différente et complémentaire à cette technologie. L’idéologie de Ethereum vise plutôt à créer un nouveau web décentralisé.
Les participants du réseau d’Ethereum ne se contentent pas de valider des transactions monétaires, mais ils exécutent du code provenant d’applications décentralisées appelées Dapps. Ce code permet entre autres la mise en place de smart contracts qui constituent le cœur du potentiel de cette blockchain. De plus, Ethereum fonctionne avec une cryptomonnaie, qui a pour but de payer l’exécution des smart contracts dont le fonctionnement peut consommer des ressources importantes.
Revenons sur les Dapps. Celles-ci sont développées à partir du code source Ethereum. On a par exemple UjoMusic qui permet aux artistes de placer leurs titres sur une blockchain et de récolter les droits d’auteur automatiquement sans intermédiaires. On a également Filecoin qui est un service de stockage cloud décentralisé, permettant de louer à d’autres utilisateurs l’espace libre de son ordinateur. Ces différents programmes ont été créé car ils sont capables de surmonter des problèmes d’aléa moral et de réduire les coûts d’exécution, de fraude et de vérification. L’avantage d’utiliser des smart contracts pour Ethereum, est que cela garantie que les termes du contrat ne pourront être modifiés.
Le but d’Ethereum est donc de décentraliser les applications grâce aux smart contracts.
Cependant, la blockchain a été exposée a certains problèmes, tel qu’une consommation électrique importante, mais celui-ci a été pallié notamment grâce à la transition de consensus du Proof of Work au Proof of Stake.
En octobre 2020, on comptait 13 entreprises cotées en bourse possédant du Bitcoin dans leurs actifs financiers, pour un total de 6.9 milliards de dollars. On retrouvait ainsi MicroStrategy, un éditeur de logiciels d’informatique décisionnelle, ou encore Voyager Digital, un courtier en crypto actifs. Concernant une compagnie Européenne, on a la société 21Shares, qui est une société de gestion d’actifs Suisse.
On peut trouver des contre-arguments à la possession de bitcoin pour les entreprises. Tout d’abord, on peut parler de la connaissance nécessaire en matière de cybersécurité. En effet, sans ces connaissances, il peut être simple de perdre ou se faire voler son portefeuille. On peut aussi parler que ces compagnies ne sont pas forcement prêtes à assumer l’entière responsabilité de leurs actifs et ne peuvent pas gérer leurs clés privées de manière sécurisée, ce qui amènerait alors un désastre pour celle-ci car elle perdrait une nouvelle fois tous ces actifs. Enfin, le bitcoin est un actif très volatil, il est donc très risqué. L’entreprise peut donc gagner beaucoup, mais elle peut aussi perdre surtout si elles investissent sans s’y connaître ou sans le comprendre. Le fait que ce soit une devise virtuelle, implique également qu’elle ne profite pas des garanties des banques centrales et ne protège pas les épargnants en cas de faillite de l’intermédiaire, ce qui accroit une nouvelle fois le risque.