Voilà un nouveau mot que je peux désormais rajouter à mon vocabulaire : l'ignorosphère.
La première fois que je l'ai entendu, j'ai pensé qu'il s'agissait de la sphère des ignorants ... dont je devais faire partie. Mais ignorants en quoi ?
En réalité, ce n'est pas du tout cela, puisqu'il s'agit de science et plus précisément d'une couche particulière de notre atmosphère.
Pour comprendre la chose, il convient de savoir que notre planète bleue est entourée d'atmosphère et, au-delà de celle-ci, l'on arrive dans le domaine de l'espace.
En réalité, l'on peut dire que l'espace commence à une altitude d'environ 150 km au-dessus du niveau de la mer, là où il n'y a quasiment plus d'air.
Notre atmosphère, est une enveloppe gazeuse composée de différentes couches qui sont (les altitudes indiquées le sont à titre indicatif) :
- La troposphère s'étageant de 0 à 12 kms (c'est l'endroit où volent les avions de lignes)
- La stratosphère entre 12 et 50 kms d'altitude environ
- La mésosphère de 50 à 80 kms
- La thermosphère de 80 à 700 kms
- L'exosphère de 700 à 190.000 kms
Mais où se situe l'ignorosphère ?
Les spécialistes disent que l'ignorosphère est la couche comprise entre, à peu près, 40 et 200 kms d'altitude. Ce qui fait qu'elle se situe, approximativement, entre un peu avant la fin de la stratosphère et la partie basse de la thermosphère.
Or, de façon assez curieuse, les scientifiques n'ont pas accès à cette zone. Ils en ignorent tout ou presque, d'où ... le nom d'ignorosphère.
Pourquoi une telle ignorance ?
Pour 2 raisons essentielles :
- Les avions ne peuvent s'aventurer dans l'ignorosphère du fait que l'air n'étant pas suffisamment dense, leur portance n'est plus assurée !
- Quant aux satellites, venant du haut, ils trouveraient, à l'inverse, un air trop dense qui finirait par les échauffer et les brûlerait !
Est-ce une fatalité ?
Les scientifiques sont, par essence, des gens curieux et obstinés. C'est pour cela que le fait de ne quasiment rien connaître de l'ignorosphère n'est pas une fatalité.
Il arrivera un jour où, sous l'avancée des évolutions technologiques, cette couche de l'atmosphère livrera ses secrets.
Certains progrès sont accomplis dans cette quête de connaissances grâce aux nanosatellites, aux fusées-sondes, aux radars ionosphériques, au lidar Rayleigh, à la mission Daedalus, ...
L'objectif reste de comprendre l'existence des diverses interactions entre les couches de l'atmosphère mais aussi de connaître l'éventuel impact sur le réchauffement climatique de notre planète.
Donc ne perdons pas espoir ... 😉