Henri Namphy , né le 2 novembre 1932 à Cap-Haïtien, etait un général et un chef d'état haïtien qui a passe seulement 2 mois et 28 jours au pouvoir. Surnommé « Ti-blan » ou le « chouchou du peuple », il a été président du Conseil national de gouvernement du 6 février 1986 au 7 février 1988 sous deux régimes différents que l'on a appelé « le duvaliérisme sans Duvalier ». Le régime républicain que dirige Namphy a vu le jour avec la chute de la dictature des Duvalier en 1986. La nouvelle république mise en place est alors dirigé par des militaires. Durant sa présidence, Namphy instaure le Conseil national de gouvernement qu'il préside avec d'autres généraux. Il fut également le commandant en chef des armées haïtiennes de 1987 à 1988. Il est renversé en septembre 1988 par un groupe militaire commandé par le général Prosper Avril.
Après son passage à l'Académie militaire, Henri Namphy gravit rapidement les échelons. Il occupa entre autres, les postes de vice-commandant de la garde du Palais national et commandant dans deux départements. En 1981, il devient général de brigade et à ce titre, il est écouté de tous. Il ne cache pas son inimitié avec le président à vie d'Haïti Jean-Claude Duvalier (au pouvoir depuis la mort de son père en 1971). En 1983, son influence sur l'armée haïtienne fait part aux généraux partisans du régime duvaliérisme . La fin de la dictature est proche.En 1986, une révolution et un coup d'état militaire renverse Jean-Claude Duvalier qui quitte le pays. Après le départ de celui-ci, fut institué un Conseil national de gouvernement qui dura du 6 février 1986 au 20 mars 1986 .
Après 1988, Namphy n'exerce plus aucune fonction et profite de sa retraite de général et réside à Port-au-Prince avec son épouse Gisèle Célestin. Parti en exil en septembre 1988, il s'est installe en République Dominicaine, dans la localité de Jarabacoa où il a vécu plus de 29 ans dans le silence le plus total. Il est décédé 26 avril dernier a sa residence privée suite d’un cancer du poumon dont il souffrait longtemps de cela et qui a finalement eu raison sur lui!
Les actions qui ont été perpétré sous le regime d'Henri Namphy :
-1er-3 juillet 1987, sous la gouvernance d'Henry namphy, des soldats de l’armée ont tué 22 grévistes à Port-au-Prince dans le cadre du mouvement pour l’établissement de la démocratie. Aucune enquête n’a eu lieu de la part des autorités judiciaires. Sources : (ICHR, 1988; Wilentz 1990 ; Pierre-Charles, 2000:141)
Voici les dires de "Patrice Florvilus" victime et rescapé du massacre de Jean-Rabel, perpétré sous le regime d'Henry Namphy: "Monsieur le Général, permettez-moi de vous assurer qu’un jour ou l’autre, pour la mémoire et pour l’histoire, le tribunal populaire vous rendra hommage en gravant éternellement votre nom sur la liste des éternels sanguinaires condamnés à perpétuité dans le séjour des morts, tels que les Duvalier père et fils.
Tourmente à ton âme général !
Que la terre te soit lourde comme le plomb !"
Guilmann JOSEPH