The Unraku Kiln

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Hello everyone,

Yesterday I talked about Mr. Saito Unraku, a 94-year-old master potter in Kyoto. We even had the chance to meet him in person and see a live demonstration of his art. It was very impressive, and he gave us a lot of explanations about their way of working!
So today, I would like to tell you a bit more about his workshop, the Unraku-Gama. Kama (the G in Gama is an alteration of the K in the original word) means "kiln" and refers to the entire workshop. The Unraku family kiln was founded more than 130 years ago in Kyoto by Mr. Unraku Saito I and is currently run by Unraku Saito III. It is a family business that has not failed to innovate and evolve with its time.

Indeed, Unraku was among the first in Kyoto to switch to electric kilns in 1963. Previously, firing was done in huge kilns built on the hillside (called Nobori-gama), which were either wood-fired for the oldest models or gas-fired. However, it should be noted that in the '60s, wood-fired kilns had already been abandoned. Indeed, they were especially complex and time-consuming to operate. Between the pre-heating time, the firing, and the cooling, it took more than a week to fire a batch of earthenware! To make this time worthwhile, the kilns were very large. Several potters had to join forces to have the financial resources to build such a structure, and also the manpower to operate it. When the gas kilns arrived, they did not really revolutionize the field. Indeed, they remained very imposing and expensive to build. However, they were much easier to use and control than the previous ones.

The arrival of electric ovens was a small revolution since they were small, cheap, and simple to build and use. Indeed, the whole is made of a refractory brick enclosure on which is placed an electric resistance. This means that the kiln heats up quickly, is precisely controllable, and can reach very high temperatures (over 1,300°C!). This also has the interesting effect of allowing much more innovation from the potter. In the past, if a potter wanted to try out a new technique or glaze, he had to wait weeks and reserve his place in the kiln to fire his piece. Now, it only takes a few hours before he knows if the new method is interesting or not.

Speaking of innovation, Mr. Unraku (Saito III) developed a secret glaze that has become one of the main characteristics of Unraku pieces. At that time, the ceramics produced in Kyoto had a bad reputation for being very brittle and therefore people did not want them for everyday use. This was a problem because, at that time, the workshop was not famous enough to make a living solely from producing art pieces. So Mr. Unraku developed a glaze that made his pottery very durable.
Even though the recipe is jealously guarded, it can be said that the glaze acts as a kind of hard vitrified layer that protects the clay underneath. It also helps to give it the characteristic patina of the Unraku kiln.

That's it for me today, I hope you enjoyed this little story about the Unraku workshop in Kyoto!
Thanks for reading to the end, and as always, feel free to leave a comment!

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Version FR :
Bonjour à tous,

Hier, nous avons parlé de M. Saito Unraku, maître potier de 94 ans à Kyoto ! Nous avons même eu la chance de le rencontrer en personne et d'assister à une démonstration de son art. C'était très impressionnant et il nous a donné de nombreuses explications sur leur manière de travailler !
Aujourd'hui, je voudrais donc vous parler un peu plus de son atelier, l'Unraku-Gama. Kama (le G de Gama est simplement une altération du K du mot d'origine.) signifie "four" et désigne ici l'atelier complet. Le four de la famille Unraku a été fondé il y a plus de 130 and à Kyoto, par M. Unraku Saito I, et est actuellement dirigé par Unraku Saito III. C'est donc une entreprise familiale, qui n'a cependant pas manqué d'innover et d'évoluer avec son temps.

En effet, l'atelier Unraku a été parmi les premiers à Kyoto à passer aux fours électriques dès 1963. Auparavant, la cuisson était réalisée dans d'immenses fours construits à flanc de colline (appelés Nobori-gama), fonctionnant soit au bois pour les modèles les plus anciens, soit au gaz. Il faut cependant noter qu'à cette époque les fours à bois avaient déjà été abandonnés en raison de leur utilisation complexe et coûteuse en temps. Entre le temps de pré-chauffage, la cuisson et le refroidissement, il fallait en effet plus d'une semaine pour cuire une fournée ! Pour rentabiliser tout ce temps, les fours étaient très grands et plusieurs potiers devaient s'associer pour avoir les ressources financières pour construire un tel ouvrage, mais aussi la main d'œuvre pour le faire fonctionner. Lorsque les fours à gaz sont arrivés, cela n'a pas vraiment révolutionné le milieu. En effet, ils restaient très imposants et chers à construire, cependant, ils étaient bien plus faciles à utiliser et à contrôler que les précédents.

L'arrivée des fours électriques a quant à elle été une petite révolution, puisqu'il s'agissait de fours de petite taille, peu chers, simples à construire et à utiliser. En effet, le tout est simplement constitué d'une enceinte en briques réfractaires sur lesquelles est posée une résistance électrique. Ainsi, le four monte rapidement en température, est très précisément contrôlable et peut atteindre des températures très élevées (plus de 1 300 °C !). Cela a également pour effet très intéressant de permettre bien plus d'innovations de la part du potier. En effet, lorsque le potier voulait tester une nouvelle technique ou un nouveau glaçage, il devait auparavant attendre des semaines et réserver sa place dans le four pour cuire sa pièce. Maintenant, il ne lui faut plus que quelques heures avant de savoir si la nouveauté est intéressante ou non.

En parlant d'innovation, M. Unraku (Saito III) a développé un glaçage secret qui est devenu une des caractéristiques principales des pièces Unraku. À l'époque, la céramique produite à Kyoto avait la fâcheuse réputation d'être très cassante et donc les gens n'en voulaient pas pour une utilisation de tous les jours. C'était un problème, car à l'époque, l'atelier n'était pas suffisamment réputé pour vivre uniquement de la production de pièces d'art. M. Unraku a donc développé un glaçage rendant les pièces très résistantes.
Même si la recette est jalousement gardée, on peut dire que le glaçage agit comme une sorte de couche vitrifiée très dure protégeant la terre cuite en dessous. Il contribue également à lui donner la patine caractéristique du four Unraku.

Voilà, ce sera tout pour moi aujourd'hui, j'espère que vous avez apprécié cette petite histoire sur l'atelier Unraku à Kyoto !
Merci d’avoir lu jusqu’au bout et comme toujours, n’hésitez pas à laisser un commentaire !


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