Un proverbe russe dit à peu près ceci :
"C'est en jouant aux échecs et en voyageant que l'on apprend à bien connaître les gens.
Pour ce qui est de la seconde partie, je n'ai pas autant de moments pour voyager que je le souhaiterais, en dehors des circuits touristiques. Je pense qu'il n'y a pas de meilleure façon de grandir en tant que personne.
Les échecs sont un jeu que j'aime beaucoup : réfléchi, stratégique. Ce n'est pas un jeu pour les personnes impulsives.
Un de mes amis et moi avions l'habitude de jouer aux échecs lorsque j'étais à l'université et même après. Nous restions concentrés sur le jeu tout en parlant de tout et de rien : nos angoisses, nos objectifs, nos rêves.
Certains me diront que pendant une partie d'échecs, on ne pense qu'à jouer. C'est vrai ! Mais pour nous, la victoire ne comptait pas tant que cela. Nous avons ressenti une connexion très profonde, je pouvais sentir l'ambiance. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais la façon dont la partie a évolué m'a permis de ressentir cette connexion, qui s'est poursuivie même après la partie. C'est quelque chose que je n'ai jamais vécu avec quelqu'un d'autre, du moins pas avec la même intensité.
Pourtant, une personne qui aurait pu sembler très réfléchie et stratégique dans le jeu est, dans la vie réelle, beaucoup plus impulsive dans l'exécution de ses actions, ce qui lui a certainement apporté quelques difficultés mais aussi beaucoup de satisfaction, et j'en suis très heureuse pour lui.
Ce soir, après quelques mois, nous avons eu une petite discussion, cette fois-ci non pas autour d'un échiquier mais simplement autour d'une bière (Kilkenny cream ale, exquise!!).
Cela n'a pas recréé ce lien entre les pensées que seul l'échiquier semble capable de médiatiser.